" Femmes des deux rives "
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Le suivi |
Le projet est issu du forum interrégional " Femmes des deux rives ", organisé en novembre 2000 à Amman (Jordanie) par :
Sous le Haut Patronage de S.M. la Reine Rania Al Abdullah de Jordanie
et le Patronage de l'UNESCO
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Le projet |
Les femmes apparaissent traditionnellement comme un vecteur de transmission culturelle et sont incontestablement actrices de développement.
Notre objectif est d’accompagner et de renforcer ce dynamisme en encourageant leurs initiatives professionnelles.
" Femmes des deux rives " vise ainsi à :
Le projet oeuvre également à la mise en place de débouchés promotionnels et de commercialisation de produits artisanaux notamment dans le cadre de l’économie culturelle et solidaire et du commerce équitable.
Pour mener à bien ces objectifs et en cohérence avec les recommandations formulées lors du forum d’Amman, le comité organisateur a déterminé les axes majeurs du projet comme suit :
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Les partenaires |
Les partenaires sont les bénéficiaires directs de la mise en réseau et de certaines formations, notamment les formations des formatrices. Mais ils ne sont en aucun cas les seuls bénéficiaires dans la mesure où une des conditions du partenariat réside dans leur capacité à relayer l’information et à toucher d’autres bénéficiaires.
Nous avons pris le parti de nouer des relations avec au moins un partenaire local dans chaque pays concerné. De fait, les partenaires locaux sont indispensables pour toucher des groupes cibles parfois peu accessibles. Les partenaires locaux se trouvent ainsi chargés de mettre en œuvre l’ensemble des activités sur le terrain avec l’appui technique et matériel du comité de suivi.
Les régions engagées dans le projet " Femmes des deux rives " s’étendent du bassin méditerranéen à l’Asie centrale. L’Albanie, l’Algérie, l’Arménie, la Belgique, la France, la Grèce, la Jordanie, le Kirghizstan, le Liban, le Maroc, l’Ouzbékistan, les Territoires palestiniens et la Tunisie sont partie prenante depuis le début. Désormais, le réseau semble avoir incité de nouvelles initiatives, comme des noyaux d’artisanes et des femmes désireuses à s’investir dans cette action au Kazakhstan et en Russie ont manifesté leur intérêt à joindre le réseau et des contacts sont amorcés avec la Macédoine et la Bosnie Herzégovine. De même, de nouveaux partenariats se sont noués au Maroc et auprès des populations Sahraouies pour consolider nos actions et nous donner l’assurance d’une meilleure représentativité.
Le partenariat s’est donc élargi et consolidé, le réseau s’agrandit montrant l’intérêt et la validité d’un projet construit sur la conviction que la dimension culturelle se trouve au cœur du processus de développement.
L’intégration de pays d’Europe de l’Est, d’Europe Orientale et d’Asie Centrale met en évidence une Méditerranée ouverte, en relation affective et culturelle avec d’autres ensembles régionaux. Il nous semble en effet pertinent de créer des liens et cultiver le rapprochement des artisanes des rives méditerranéennes et celles d’Europe orientale et d’Asie centrale souvent confrontées à des problèmes et des interrogations similaires, tout en respectant les spécificités de chaque région.
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Les formations |
Les formations marquent un avancement conséquent du projet et sont les premières à être mise en place.
La transmission d’un questionnaire aux partenaires dès le mois d’avril 2000 et la délibération du forum d’Amman ont dévoilé un certain nombre de besoins que nous avons pu classer et hiérarchiser selon leur récurrence.
Trois domaines prioritaires ont ainsi été mis en évidence pour débuter les formations :
Les sessions de formation débuteront dès le mois de mars 2002, sachant que le déplacement des formatrices se fera sur trois sessions régionales de cinq jours.
SESSION I : La première session de formation est programmée du 24 au 30 mars prochain et se tiendra au Caire avec la participation de partenaires palestiniennes, libanaises, égyptiennes et jordaniennes. Les structures participantes sont les suivantes :
Thème : La formation sera consacrée au Start up Business et animée par Madame Rania al-Qassem, formatrice palestinienne auprès du Centre Bisan pour la recherche et le développement à Ramallah.
Sous-thème : Caroline Fuseau, coordinatrice de la Chambre des Beaux Arts proposera, quant à elle, une mise au point sur les concepts de "développement", "société civile", "processus Euromed", " partenariat ", " économie culturelle et solidaire ", etc.
Couverture photographique : Joss Dray, photographe, sera chargée de faire un reportage sur le terrain qui servira par la suite à la promotion du travail des artisanes et du réseau dans le cadre des expositions.
SESSION II : Du 20 au 26 avril 2002 sera organisée la deuxième session de formation à al-Golea en Algérie et sera destinée à une vingtaine d’artisanes algériennes, marocaines, sahraouies et tunisiennes. Les structures participantes seront :
Sous-thème : Baya Benyahia et Anne-Marie Leseney, respectivement présidente et secrétaire générale de FEDA, proposeront des séminaires sur les concepts de "développement", " participation ", "processus Euromed", " partenariat ", " économie culturelle et solidaire ", " technologies de l’information et commercialisation ".
Couverture photographique : Nathalie Jacquault, photographe, salariée de la Chambre des Beaux-Arts, sera chargée de témoigner au travers d’un reportage photographique des conditions de travail et de vie des artisanes rencontrées sur le terrain et de rassembler les données qui serviront par la suite à la promotion du travail des artisanes et du réseau dans le cadre des expositions.
SESSION III : Une session de formation est également en préparation pour le mois de mai au Kazakhstan. Des partenaires albanaises, arméniennes, ouzbeques et russes nous ont déjà assurés de leur présence, à part les Kazakhes. Des contacts sont également établis avec des structures bosniaques et macédoniennes.
En réalité, cette session est la plus compliquée à mettre en œuvre en raison de la qualité du partenariat et des conditions locales. Cependant, par l’intermédiaire de notre partenaire GCD (Global Cooperation for Development) qui dispose d’une antenne au Kazakhstan –Alma Ata- une personne polyglotte d’origine kazakhe sera formée en Egypte afin de contribuer par la suite à la transmission du savoir en langue russe, seule langue commune dans cette région du monde.
SESSION INTERREGIONALE : Des représentants des associations présentes en Egypte et en Algérie se retrouveront par la suite en Grèce pour faire le bilan des premières formations dans le cadre d’une rencontre interrégionale. Ce séjour permettra également un échange d’expériences et la découverte d’un modèle de développement grec avec la visite d’une coopérative de femmes en Grèce du Nord, à Prespes, ville située à frontière avec l’Albanie et la Macédoine.
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La publication |
Un guide trilingue (anglais, arabe, français) est en préparation pour contribuer à la diffusion d’informations pédagogiques utiles aux artisanes et la promotion des productions artisanales notamment auprès de certaines foires et salons internationaux. Il s’agit là d’une entreprise inédite, aucun ouvrage n’ayant encore été édité sur l’artisanat d’art en tant que patrimoine culturel et artistique euro-méditerranéen.
Notre propos est de montrer que l’artisanat d’art peut devenir une activité économiquement viable et socialement constructive dans le cadre d’une économie culturelle et solidaire, suivant les recommandations d’Amman que nous voulons faire apparaître en bonne place dans l’ouvrage.
Cette publication est également envisagée comme un excellent outil de promotion puisque nous y présenterons les organisations et ateliers parties prenantes du projet ainsi que leurs œuvres : tapis, broderie, bijoux, etc. Cette présentation permettra de mettre en valeur un héritage culturel commun tout en montrant la diversité des créations et la richesse des patrimoines.
Un questionnaire a été envoyé aux partenaires le 20 septembre 2001, de manière à cerner les attentes et comprendre les besoins des artisanes. Les questions portaient sur les structures de travail, les techniques mises en œuvre, la transmission du savoir et la formation, la dimension culturelle et solidaire de l’activité, la gestion, les débouchés commerciaux, les difficultés rencontrées ainsi que les besoins identifiés et les projets d’avenir des artisanes interrogées.
L’ouvrage comportera à la fois des fiches techniques qui répondront aux doléances des partenaires exprimées dans le questionnaire qui leur a été adressé et une couverture iconographique qui permettra de satisfaire un public plus large et de mettre en valeur la qualité des œuvres créées.
L’écriture du guide nécessite, par conséquent, une importante contribution des partenaires chargés de répertorier les artisanes de leur région et les motifs et formes existantes ou encore de collecter les photos et les données concernant les productions.
Une publication en 1000 exemplaires est envisagée pour l’avenir.
Tous les partenaires du comité organisateur se sont concertés sur le choix du titre du guide et se sont arrêtés sur :
Femmes des deux rives
De la création à l’économie culturelle et solidaire
La maquette est en cours d’exécution.
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Le salon biennal des artisanes |
La tenue de la première exposition était prévue pour le mois de mai 2002, néanmoins, des difficultés d’ordre budgétaire et des problèmes de procédure en ont retardé la programmation. De fait, nous avions envisagé de participer à la Foire de Paris mais celle-ci s’est avérée être trop coûteuse. Depuis, nous avons demandé à la Mairie de Paris et à l’UNESCO un espace d’exposition et nous attendons leur réponse.
Nous proposons désormais la tenue de la première exposition à Paris en septembre 2002. Elle réunira les partenaires avec présentation et vente des produits d’artisanat et sera accompagnée d’une campagne de sensibilisation et d’informations auprès du public et des médias.
Nous avons chargé les partenaires de rassembler les dossiers des participant(e)s, de choisir les articles à exposer et d’élargir le champ d’action auprès d’autres structures.
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Réplicabilité et transférabilité de l’action |
Nous avons relié le programme " Femmes des deux rives " avec d’autres projets tels que PRODECOM (Produit, Développement, Communication) pour appliquer les notions d’ " effet multiplicateur " ou de " réplicabilité " du projet et pour élargir les possibilités opérationnelles et budgétaires. Elle fait ainsi profiter " Femmes des deux rives " de la reconnaissance du Label qui s’inscrit dans le budget PRODECOM et utilise ses compétences pour créer le site Internet.
Par ailleurs, nous proposons de faire intervenir la photographie au sein du présent projet comme un volet complémentaire des actions engagées de façon à mettre en image les modes de vie et les méthodes de production des artisanes. De plus, les photos seront utilisées pour illustrer la publication
Femmes des deux rives, de la création à l’économie solidaire afin de le rendre plus homogène et attrayant auprès d’un large public. Cette production photographique pourra également faire l’objet d’une exposition dans le cadre d’une action autonome. Deux photographes sont mobilisées pour ces reportages : Joss Dray et Nathalie Jacquault. Une étude de récolte de fonds est entamée pour ce volet.|
Le label |
La création du label " Produit culturel de développement "® , concept débattu et adopté parmi le recommandations les plus importantes du Forum à Amman , et sa reconnaissance en tant que Label européen permettra aux artisanes de bénéficier d’un allègement de leurs charges fiscales et douanières.
Le concept et le logo provisoire du label " Produit culturel de développement " ont été déposés à l’INPI (Institut National pour la Propriété Industrielle) dès le mois de juin 2001 par la Chambre de Beaux Arts de Méditerranée. Par ailleurs, une étude juridique est en cours dans le cadre du projet PRODECOM conduit par la Chambre des Beaux Arts et financé par la Commission européenne, puisque le label n’était pas prévu dans le budget de " Femmes des deux rives ".
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Le site Internet |
Un site web " Femmes des deux rives " est en cours de réalisation. Sa création est une contribution de la Chambre des Beaux Arts de Méditerranée.
Il est envisagé comme une " vitrine " du projet et un outil de promotion des métiers d’Art, notamment en mettant en évidence :
Le propos de ce site est d’encourager de nouvelles initiatives au niveau local et régional.
La mise en ligne est programmée pour le printemps 2002.