Discours
de M.Moncef MANSI
Président de la Chambre des Beaux Arts de Méditerranée
Vice-Président de Artistes Sans Frontières
A l’Institut Jordanien de Diplomatie
Le 1/11/00, Amman, Jordanie
(extraits)
Le constat ambitieux de la politique méditerranéenne rénovée dans un rapport interne à la Commission :
" La Commission réitère sa conviction que la proximité géographique et l’intensité des rapports de toute nature font de la stabilité et de la prospérité des PTM (Pays Tiers Méditerranéens) des éléments essentiels pour la Communauté elle-même, une aggravation du déséquilibre économique et social entre la Communauté et les PTM, du fait de leur évolution respective serait difficilement tolérable pour la Communauté elle-même. Au sens large, sa sécurité est en jeu ". *
Cette ambition nous a permis de croire, que le sens des conditions de cet équilibre est révélateur d’un autre constat interne, celui de la culture inavouée. Les proximités de l’économique et du social ont mené le Traité de Maastricht à exprimer pour la première fois le terme " culture " comme une évidence ou une exigence interne et géo-culturelle.
Cette lecture des proximités s’investit en une identité culturelle, favorable à une position commune envers le déclaratoire et le signataire, d’un constat urgent d’une culture des proximités, se nourrissant qualitativement des expériences positives ou négatives du trajet protocolaire bi-latéral en y assumant de cette culture ses revers de l’inégale, de la réserviste ou de la décorative.
Les Programmes MED/MEDA, en tant que volonté d’une politique rénovée et décentralisée, est l’important d’une phase tendant à projeter le plus important, l’amélioration des efforts du niveau, des choix du traitement, des mécanismes décideurs et exécutoires et les réformes d’appui que les ONG euro-méditerranéennes dont les capacités œuvrent dans ce sens, pourraient initier la consultation des aptitudes encore inégales et permettre aux mécanismes communautaires l’installation d’un système d’action de coopération au développement pour une société civile participative, le réajustement nécessaire au qualitatif des couloirs de la communication et des besoins de la réalité de l’échange, ainsi que le développement du choix représentatif du partenariat.
Nous nous sommes déjà prononcés dans le cadre du Réseau ULLYSSA-ART, sur un constat commun… les orientations dirigistes ne facilitent pas l’amélioration des conditions d’accès de la société civile aux informations et aux actions entamées et ce tant dans les pays membres de l’Union Européenne qu’au sein des PTM.
Dans la mesure expérimentale de l’enseignement véhiculé par certaines interventions et propositions formulées lors de la Conférence des Réseaux MED au mois de novembre 1994 à Rome, ainsi que lors de l’étape pilote des Programmes MEDA, par des représentants de réseaux transméditeranéens, s’exprime la réussite de celle-ci par une volonté qui s’inscrit dans l’esprit des objectifs et des textes normatifs de l’Union Européenne (sans pour autant toujours trouver le répondant stimulant en interlocuteur, parmi certains thèmes de la Conférence même et ceux de certains des conférenciers), constat de transfert trop positif ne pouvant être que d’une épreuve d’évolution devant être pour la qualité de la réflexion inspiratrice d’un environnement de Réseaux initiateurs de nouvelles orientations à venir.
" ULLYSSA-ART " révèle la nécessité de la culture dans ses dimensions économique et sociale, par les Arts, les Arts et Métiers, les Arts Appliqués et l’Artisanat, traduisant la volonté de la Chambre des Beaux Arts de Méditerranée et de Artistes Sans Frontières dans la participation au développement géo-culturel des sociétés Euro-Méditerranéennes, pour une volonté à initier au monopole du sens de l’économie, les sens de l’écono-culture et la socio-culture.
La sauvegarde et du patrimoine et le développement des Arts et Métiers dans la lutte contre le chômage et la création de l’emploi, est l’urgente action à laquelle se fait l’appel de nombreuses ONG au sein de tous les pays de l’Union Européenne.
La nécessité de la culture en tant qu’élément incontournable et transversal, intégré dans tous les programmes MEDA, exige une coordination tant dans ses objectifs qu’au niveau technique spécialisé assurant la participation effective des ONG, et dont l’impartialité de la responsabilité et l’enseignement des expériences du savoir-faire doivent résulter d’une conscience culturelle.
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